Si il y'a une chose dont on ne doute pas, c'est que tout va pour le mieux pour le DJ suéff]dois Eric Prydz. A la tête aujourd'hui des 3 labels Mouseville, Pryda, et Pryda Friends, Eric Prydz tient dans ses mains trois plate-formes pour la musique électronique constamment sollicitées, et au succès certain dans un climat où le disque ne se porte pas pour le mieux. Un exploit. C'est au départ pour être au contrôle total de sa carrière qu'Eric Prydz décide qu'il doit produire lui-même sa musique et être son propre patron. Pas de contraintes de temps imposés par d'autres, un processus créatif autogéré, c'est là le secret d'Eric Prydz. Alors que ses labels marchent, c'est dans un esprit underground qui place la musique au premier plan qu'Eric Prydz travaille. La musique en des termes qui sont les siens mais à laquelle manifestement, beaucoup adhère. Un pari gagné.
Eric Prydz : le début d'un grand succès
Sur le label plus spé Mouseville, Eric Prydz sous le pseudo Cirez D penche vers les racines de la techno, tendance qui a fait connaitre son pays natal, la Suède, à travers la scène électro internationale. Son « Knockout EP » se vend à plus de 18 000 exemplaires en vinyle uniquement. Sur le label Pryda, Eric Prydz développe un son plus basique, voguant vers une house harmonieuse et mélodique. Les labels Pryda et Mouseville sont uniquement destinés aux productions d'Eric Prydz, qui le travaille de façon variée et originale grâce à ces deux organes. Face à la sollicitation montante, Eric Prydz crée Pryda Friends, afin de produire ses coups de c½ur et les titres que ses talentueux amis lui proposent lors de collaborations explosives. Ainsi les titres « 1983 » avec Paolo Mojo, « 123 » et « 321 » sous le nom d'Axer (Eric Prydz + Axwell), ont entamé de faire s'identifier le label Pryda Friends sur la scène électro.
Eric Prydz devient le premier artiste à obtenir l'autorisation de sampler les Pink Floyd pour son morceau « Proper Education » dans lequel il utilise les ch½urs du titre « Another Brick In The Wall's » du légendaire groupe de rock. Eric Prydz réalise un coup gagnant puisque le titre cartonne dans toute l'Europe, notamment au Royaume-Uni et il prouve à toute la scène clubbing internationale qu'un succès commercial est compatible avec un succès sur la scène underground. Une grande satisfaction pour cet amoureux de la musique.
Flashback dans la vie d'Eric Prydz
Un amour qui le pousse à demander un clavier à ses parents dès l'âge de 8 ans, sur lequel il joue ses versions des chansons de Depeche Mode. Un véritable et simple plaisir pour Eric Prydz qui sur son premier album réunit toutes ses influences techno, house et électro afin de parler à toutes les scènes et montrant son ouverture musicale. Ouverture qui s'explique par un parcours qui commence en 1994, quand Eric Prydz est batteur dans le groupe Enemy Alliance. Tournant à travers la Suède, Eric Prydz rêve de vivre de sa musique et commence à produire dans le studio d'amis ses morceaux technos à la sauce funky en mixant dans les clubs du coin. Un jour, la poche pleine de nouveaux titres, il donne une cassette à un ami qui tient une boutique et celle-ci finit par atterrir dans les locaux d'EMI. En 2000, le label New Religion de la grande maison de disque lance le single « By Your Side'/Mr. Jingles » et offre sa première sortie à Eric Prydz. La maison EMI est satisfaite du résultat et signe Eric Prydz sur leur label de dance Credence. Armée d'un remix de « Mr Jingles » Eric Prydz sort EP1 et réitère, fort du succès du premier avec EP2 et EP3 qui contient le tube « Slammin », morceau instrumental le plus joué à Ibiza durant l'été 2003.
Eric Prydz, demandé et adulé
Les demandes de remix affluent de partout et certaines de ses collaborations sont décisives comme son travail sur le morceau « Voices' » de son compatriote Stev Angello ou encore ses remixes pour Pet Shop Boys, Switch ou Alter Ego. La folie Eric Prydz commence quand ce qui deviendra « Call On Me » est diffusé dans les clubs et se transforme en véritable hymne. Le titre sort officiellement en 2004 et prend la première place des charts européens. Au Royaume-Uni, « Call On Me » reste 6 semaines sur la première marche. Le hit s'écoulera à 2 millions et demi d'exemplaires dans le monde.
Aujourd'hui toujours au premier plan avec des tubes comme « Pjanoo », Eric Prydz est très demandé partout dans le monde et l'activité de ses labels ne faiblit pas.